Béatrice Graf (images vidéo & musique),Déborah Legivre et Stéphane Pécorini (installation video et mapping ), Raphaël Ortis (basse,objets) Florence Melnotte (piano) et Sébastien Petitat (trompette, percussions)
Œuvre musicale, installation visuelle évolutive et lieu d’expérience sensorielle, l’île est une œuvre singulière, renouvelée à chaque écoute
Ici, c’est le Rousseau précurseur de l’écologie qui est interrogé. L’eau, sous toutes ses formes, occupe une place centrale. La question de l’épuisement des ressources naturelles, de la lutte pour celles-ci est abordée. En se servant d’objets du quotidien comme surfaces de projection et générateurs des sons, l’installation interrogera aussi de manière poétique et implicite notre système économique capitaliste et sa logique consumériste.
« Tout est bien sortant des mains de l’Auteur des choses, tout dégénère entre les mains de l’homme. Il force une terre à nourrir les productions d’une autre, un arbre à porter les fruits d’un autre ; il mêle et confond les climats, les éléments,les saisons : il mutile son chien, son cheval, son esclave, il bouleverse tout, il défigure tout ; il aime la difformité les monstres ; il ne veut rien de tel que l’a fait la nature, même pas l’homme ; il faut le dresser pour lui, comme un cheval de manège ; il faut le contourner à sa mode, comme un arbre de son jardin…. » J.–J. Rousseau l’Emile